Les chiens qui ont la rage font pas long feu

Un homme à la rue, parle au nom des Sans-Voix, de celles et ceux qui battent le pavé. Ça tombe bien, pour une fois des personnes sont là, elles prêtent leurs regards et leurs oreilles. Dans sa logorrhée brûlante, il nous entraine dans son univers. Entre les maraudes du Samu, l’indifférence des passants, les regards qui réchauffent, il nous entraine à sa rencontre.

« Déjà les sirènes de police résonnent – tu sais ce qui me rend dingue ? C’est quand un péquenaud de parlementaire déboule sur le boulevard dans sa Mercedes Benz et paralyse la circulation, escorté par un escadron de motards, sirènes hurlantes au vent. Le monde entier doit s’arrêter pour laisser passer l’homme dans la berline aux vitres teintées. Son existence prévaut sur celle des autres. »

Le concept

Dans ce seul en scène, c’est de la voix d’un seul personnage que sortent les histoires recueillies par l’auteur. Ceux-là même qu’il a côtoyés pendant son bénévolat pour une association d’aide aux sans-abris Bruxellois. L’écriture léchée et la parole presque musicale nous met à la même hauteur que ce déchu, touchant et humain.

De et avec David Dumont
Mise en scène Cachou Kirsh
Création lumière Mathieu Houart
Visuel Anaëlle Vanden Bemden
Image Guillaume de Beaufort
Un projet porté par Une Petite Compagnie

Le texte complet est édité par la maison d’édition Les Oiseaux de Nuits