Les ateliers

Nous avons animé des dizaines d’ateliers dans des milieux aussi divers que des écoles, des mouvements d’éducation permanente, des CPAS, des centres culturels, etc. Bien souvent les personnes ou groupes qui nous commandent un atelier ont assisté à un de nos spectacles. Ils sont séduits par le théâtre forum et aimeraient l’expérimenter. Ensuite, ils élaborent un projet d’atelier avec un groupe constitué ou non et nous demandent d’animer un atelier avec ce groupe.

Pour mener à bien un atelier, il faut compter entre 45 et 60 heures de travail si on veut aboutir à une ou plusieurs représentations. Le groupe se charge de trouver un local de répétitions et des moyens pour les décors, costumes, accessoires et régie éventuelle. Notre intervention englobe également les représentations (rôle du joker, régie).

Nous n’imposons jamais l’histoire. Il est impératif de trouver une homogénéité, une cohésion, une écoute, une confiance au sein du groupe. Elle permet aux participants de proposer une émotion, une oppression vécue et de la partager avec les autres. 

à l’aide des jeux-exercices, nous tentons de développer cette ambiance, cette connivence entre les différents participants de l’atelier. Nous allons redécouvrir au travers du plaisir du jeu le corps et les émotions enfouies.

L’animateur discute avec le groupe le choix du sujet, de l’oppression, et négocie suivant l’intérêt ou la froideur. Une fois que l’accord est obtenu, le « moi » n’est plus de mise. Le « nous » l’emporte. Autour du squelette de scénario, des personnages se greffent. Il nous faudra tout savoir d’eux, qu’ils soient juge, conducteur de tram ou travesti et définir qui jouera qui. Sans oublier que les règles du forum sont à respecter.

Pour qu’un forum fonctionne, il faut que ce soit l’histoire de quelqu’un qui se bat pour obtenir quelque chose et qui pour ce faire commet des erreurs et finalement échoue. On improvise, on expérimente, on fouille, on se hasarde. L’animateur écrit seul ou avec l’aide des participants. Le texte est porté sur plateau. Au groupe de le faire vivre, à la mise en scène de l’enrichir, de l’embellir. Le peu de moyens financiers nous fait découvrir les bienfaits et les privilèges d’un plateau nu, l’ingéniosité et le brio du « théâtre pauvre ». Durant cette phase de l’atelier, les verrous sautent. Le muet devient insatiable. Le timide ne rougit plus. L’égoïste explose de générosité. Le théâtre se fait utile, essentiel, vital. Il devient utopie, il permet à des hommes et des femmes de rêver de changer leur vie. Ils répètent. Ils s’entraînent pour le forum. Ils s’engagent à s’effacer devant le spectateur, à le questionner, à lui résister, à favoriser l’accouchement de son idée, à lui dévoiler les conséquences de ses actes.

Le jour de la première représentation approche « Et si aucun spectateur ne vient sur scène ? ». Le premier spectateur monte, les autres suivent. Les participants de l’atelier sont applaudis, ovationnés, félicités, congratulés. Ils se sont mis debout, ils ont vaincu la peur, la solitude, ils ont repris confiance en eux. Ce spectacle restera gravé à jamais dans leur mémoire. Maintenant ils savent qu’ils peuvent être acteurs de leur propre vie.

À propos de nous

Une Petite Compagnie, anciennement Théâtre du Public, tente, à l’image de l’allumette, d’apporter la lumière là où il fait sombre, la chaleur là où il fait froid… et de mettre le feu quand il le faut !

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